You

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‘You’ est une série que je vous recommande. J’ai terminé il y a quelques semaines sa première saison de dix épisodes. Déjà parce qu’elle m’a été conseillée par des gens de haute qualité, et puis parce qu’elle rappelle des notions à mes yeux importantes. L’humilité étant la principale. L’humilité de comprendre que nos pensées que nous considérons parfois comme bonnes ne le sont pas automatiquement et, surtout, que partiellement. Elles peuvent ainsi nous obstruer notre lucidité en nous faisant croire qu’elles nous guident vers le bien.

Le bien, ce bien impalpable puisqu’il se trouve en réalité au plus profond de chacun d’entre nous. Il doit donc en conséquence être pris comme un trésor personnel et sûrement pas comme un diktat à imposer aux extérieurs.

Le vrai Amour, si tant est que l’on puisse parler en ces termes, n’est en tout cas pas de calquer sa propre vision sur l’autre. C’est aussi ce que rappelle ‘You’, qui par la même milite pour une convergence des sentiments et contre les impositions et inquisitions de toutes sortes. ‘You’ est un conte intéressant et triste, un hymne à la liberté et au respect de l’autre par opposition à la logique sectaire de son héros principal. Un héros toxique que le spectateur peut malgré tout apprécier pour certains aspects. L’être humain étant, c’est vrai, un mélange de bien et de mal.

‘You’ est une excellente série car elle se focalise sur l’obsession de l’autre, dans son titre comme dans son intrigue, alors que le vrai nom de cette série est ‘Me’. En effet, le comportement que l’on adopte nous-mêmes, les choix que l’on faits, les pensées que l’on a, les choses que l’on croit réelles sont en fait juste une histoire de perspectives. Les âmes ici-bas ont besoin de certitudes, de convictions, de rochers auxquels se raccrocher alors que notre cœur à tous, sur bien des aspects différents, pleurent nos actes manqués et les frustrations endurées qui à la base nous détruisent mais qui, au final, doivent nous enrichir.

Nous devons être la solution et non le problème. Cela nécessite un labeur important, un retour sur soi. Et pour cela on a besoin de soi et de tous ceux qui partagent l’état d’esprit adapté à notre recherche. Pas de salut sans conscience et assimilation de sa propre histoire. Pas de salut sans indulgence, conscience, bienveillance et respect envers soi-même et envers l’autre.

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