La trajectoire d’Anathema donne de l’espoir

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Être connecté à soi-même est sans doute l’une des choses les plus difficiles au monde… mais c’est possible ! Sur ce sujet, Anathema est l’un des exemples musicaux les plus parlant qu’il m’ait été donné de croiser au cours de mes pérégrinations metalliques. La musique du groupe me touche énormément mais, sur un plan purement personnel, c’est surtout son évolution musicale qui m’intéresse le plus.

Car encore récemment c’est pour une large part Anathema qui m’a convaincu que le bonheur et la paix totale avec soi-même étaient un horizon possible, atteignable. Personnellement, au quotidien, je me bats pour ça en tout cas. La lutte est difficile, incontestablement, mais elle vaut le coup parce que je sais qu’il est possible de (re)trouver la joie, de sortir de nos tourments et des problèmes qui nous entourent ou que nous créons nous-mêmes de toute pièce.

Anathema l’a musicalement exprimé, l’a affirmé à de nombreuses reprises en interview et l’a écrit noir sur blanc dans toutes ces chansons alors, corne de bouc, pourquoi je n’y arriverai pas moi et pourquoi vous n’y arriveriez pas vous ?!

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Le grand Tout

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Beaucoup de gens ne connaissent pas le metal et se privent d’une richesse musicale indéniable. Parmi nous, les fans du genre, certains ont naturellement des envies de prosélytismes (je fais partie de cette catégorie…), notamment auprès de ceux qui se disent hermétiques au style. Ceci alors que d’autres inconditionnels pensent avant tout que c’est à chacun de faire l’effort individuel de s’intéresser au metal. Un avis (lui aussi) évidemment respectable. La Vérité sur ce sujet se situant probablement dans le dosage de ces deux visions a priori (?) contradictoires…

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le metal est pour moi bien plus qu’un simple genre musical car il a contribué à bâtir ma personnalité. A ce titre, il m’est donc difficile de le regarder avec une vraie distance et un profond détachement. Il y a des êtres et des choses qui nous donnent des clés pour comprendre le monde et le metal fait partie des clés qui me sont chères car il a contribué à forger mon identité. Ainsi mon amour pour le metal dépasse complètement le cadre musical parce que des périodes entières de ma vie sont intrinsèquement liées à ma musique préférée !

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Le metal est une question de ressenti individuel

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« Metal » est un terme qui qualifie un genre musical. Or qualifier quelque chose, c’est tenter de facto de le caractériser, de lui apposer une étiquette, de le catégoriser. Bien évidemment, cette tentative de qualification est elle-même liée à une interprétation collective et/ou personnelle d’un phénomène. En tant que représentation mentale, la volonté de qualification – en l’occurrence de l’objet « metal » – paraît donc logiquement être le fruit du culturel et non de l’inné (ndlr : soyez rassurés, cet article n’est pas un cours magistral donc essayez de rester concentrés bande de mauvais élèves !).

Les mécanismes du langage permettent de jouer sur les concepts, les mots et sur le sens qu’on veut bien prêter à ces derniers. C’est d’ailleurs ce paramètre qui donne principalement son cachet à une langue, qui en fait sa richesse. Ainsi, quand on y réfléchit, « Metal » est par exemple un terme qui ne veut objectivement pas dire grand-chose notamment parce que le ressenti par rapport au style (ce qu’il est pour nous, ce qu’il incarne, pourquoi il nous touche, comment il nous fait vibrer, ce qu’il nous apporte…) est quelque chose qui relève du ressort individuel. En d’autres termes, si pour la majorité des gens le mot « Metal » est un terme de cinq lettres qui représente, en gros, « une musique qui met en avant de grosses guitares » … pour moi il s’agit juste d’un terme de cinq lettres et rien de plus.

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