Paradise Lost et ses multiples visages

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En ce vendredi 27 octobre, le public est peu nombreux à La Belle Electrique de Grenoble lorsque les Portugais de Sinistro montent sur les planches. Heureusement, plus les minutes défileront et plus les spectateurs rempliront les trous présents dans cette magnifique salle. En effet, il aurait été dommage de passer à côté du set de Sinistro qui aura délivré une prestation prenante. Le groupe propose un univers personnel qui trouve en Patricia Andrade, une figure totalement habitée qui n’hésite pas tout au long du set à laisser son corps s’engager dans des contorsions et postures originales. Ses acolytes sont tout aussi impliqués, bien que plus réservés, et ferment aisément les yeux pour profiter à fond de ces quelques minutes sur scène.

Embelli par de magnifiques jeux de lumières et par la présence d’un écran géant (mettant en avant notamment les clips du groupe de sludge/doom), ce concert de Sinistro aura reçu un bel accueil du public dont on pouvait sentir que beaucoup dans ses rangs découvraient cette formation dont le quatrième album, Sangue Cássia, sort le 5 janvier chez Season Of Mist.

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Anathema & Alcest : percées de lumière au Radiant

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Assister à un concert d’Anathema, qui plus est avec Alcest en première partie, ne pouvait être manqué en ce 15 octobre ensoleillé. Déjà, parce que la douce mélancolie qu’incarne, par essence, un dimanche soir paraissait être parfaitement propice aux mélopées de ces deux groupes. Et puis parce que les compositions d’Anathema et Alcest, tous deux sacrément doués pour manier les atmosphères et partager des émotions musicales intenses, ont beaucoup en commun même si le chant extrême ponctuel d’Alcest ne se retrouve pas chez Anathema. Une proximité d’ailleurs soulignée par les faits puisqu’un lien fort unit ces deux groupes.

Une entente qui remonte à 2013 quand Alcest avait ouvert pour Anathema sur sa tournée nord américaine et lui avait tapé dans l’œil (comme nous l’avait raconté Vincent Cavanagh, chanteur/guitariste d’Anathema, dans une interview réalisée en juin 2014).

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La trajectoire d’Anathema donne de l’espoir

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Être connecté à soi-même est sans doute l’une des choses les plus difficiles au monde… mais c’est possible ! Sur ce sujet, Anathema est l’un des exemples musicaux les plus parlant qu’il m’ait été donné de croiser au cours de mes pérégrinations metalliques. La musique du groupe me touche énormément mais, sur un plan purement personnel, c’est surtout son évolution musicale qui m’intéresse le plus.

Car encore récemment c’est pour une large part Anathema qui m’a convaincu que le bonheur et la paix totale avec soi-même étaient un horizon possible, atteignable. Personnellement, au quotidien, je me bats pour ça en tout cas. La lutte est difficile, incontestablement, mais elle vaut le coup parce que je sais qu’il est possible de (re)trouver la joie, de sortir de nos tourments et des problèmes qui nous entourent ou que nous créons nous-mêmes de toute pièce.

Anathema l’a musicalement exprimé, l’a affirmé à de nombreuses reprises en interview et l’a écrit noir sur blanc dans toutes ces chansons alors, corne de bouc, pourquoi je n’y arriverai pas moi et pourquoi vous n’y arriveriez pas vous ?!

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Le metal est une question de ressenti individuel

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« Metal » est un terme qui qualifie un genre musical. Or qualifier quelque chose, c’est tenter de facto de le caractériser, de lui apposer une étiquette, de le catégoriser. Bien évidemment, cette tentative de qualification est elle-même liée à une interprétation collective et/ou personnelle d’un phénomène. En tant que représentation mentale, la volonté de qualification – en l’occurrence de l’objet « metal » – paraît donc logiquement être le fruit du culturel et non de l’inné (ndlr : soyez rassurés, cet article n’est pas un cours magistral donc essayez de rester concentrés bande de mauvais élèves !).

Les mécanismes du langage permettent de jouer sur les concepts, les mots et sur le sens qu’on veut bien prêter à ces derniers. C’est d’ailleurs ce paramètre qui donne principalement son cachet à une langue, qui en fait sa richesse. Ainsi, quand on y réfléchit, « Metal » est par exemple un terme qui ne veut objectivement pas dire grand-chose notamment parce que le ressenti par rapport au style (ce qu’il est pour nous, ce qu’il incarne, pourquoi il nous touche, comment il nous fait vibrer, ce qu’il nous apporte…) est quelque chose qui relève du ressort individuel. En d’autres termes, si pour la majorité des gens le mot « Metal » est un terme de cinq lettres qui représente, en gros, « une musique qui met en avant de grosses guitares » … pour moi il s’agit juste d’un terme de cinq lettres et rien de plus.

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