La dévotion pour Tool n’a pas de frontières

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Un dilemme important se pose fréquemment lorsque l’on voit Tool en live : en tant que spectateur, doit-on avant tout ressentir ou voir ? Car si les riffs parlent aux cervicales et les montées en régime des Américains à l’âme, l’œil – si important dans l’univers du groupe – est en live constamment sollicité par les images défilant sur les écrans géants qui entourent la formation américaine. Le tout a tendance à rendre le fan schizophrène, car voir Tool en live, c’est apprendre à headbanguer tout en gardant les yeux ouverts… même si l’on sait qu’en fermant les yeux on peut parfois ressentir les choses encore plus intensément ! Le but étant de rester à l’affût pour ne rien manquer, même s’il s’agit d’un vœu pieux tant il se passe de choses sur scène.

Nous avons suivi le groupe sur sa récente tournée européenne lors de quatre dates : Prague, Vienne, son passage au Hellfest Open Air et le concert de Zurich. Nous devions également couvrir le dernier concert de la tournée à Lisbonne mais Easyjet en a décidé autrement. Notre avion, et donc notre voyage, ayant été annulé.

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Disturbed s’adresse aux consciences avec bienveillance

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Partage. C’est sans doute l’un des mots qui prédominent lorsque l’on pense aux concerts de Skindred et Disturbed. Même si l’on pourrait également rajouter entre autres « énergie », « joie », « interactions » dans le panier des idées clés. Ces termes, les fidèles lecteurs de live reports en tous genres ont pour habitude de les retrouver concernant bien des artistes différents… Mais c’est justement quand ce dynamisme scénique des artistes est partagé avec une personnalité unique et affirmée qu’il devient, in fine, intéressant à décortiquer.

Les Gallois de Skindred déploient ainsi une énergie incroyable sur scène. Le groupe étant particulièrement important en Angleterre – on se souvient notamment de prestations d’anthologie au Download anglais devant une foule très nombreuse et conquise –, il est toujours étonnant de constater que son développement en France reste poussif, comme si la mayonnaise avait du mal à prendre. Le fait d’avoir joué dans la petite Maroquinerie en février, puis d’y revenir refaire un show le 18 décembre prochain, étant un choix surprenant.

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Rammstein attaque la Défense

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S’il se baladait sous la chaleur parisienne les 28 et 29 juin derniers, le dieu du feu Héphaïstos, malgré sa vie au-delà des frontières du palpable, ne devait pas bouder son plaisir. Il était en effet prévu qu’un volcan nommé Paris La Défense Arena rentre en éruption, pour deux sessions consécutives, grâce à six artificiers germaniques. Des maîtres du feu qui sont devenus de véritables idoles dans le royaume des adeptes de la métallurgie, et même au-delà de ses frontières. Un véritable exploit XXL, forgé en seulement 25 ans d’activité, et inédit pour un groupe de metal moderne.

Alors, quand ce monstre appelé Rammstein continue de repousser les limites du genre en devenant le premier groupe de metal à attaquer frontalement la Défense, la température de cette citadelle prend forcément quelques degrés supplémentaires et les 80 000 personnes présentes à ces deux concerts complets (40 000 par soir) s’attendent forcément à (rece)voir une bonne petite claque.

Et pas que sur les fesses…

Angelus Apatrida ou la fièvre du lundi soir

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Lorsque l’on pense à l’association « metal et humour », le groupe Ultra Vomit vient directement à l’esprit de la plupart des fans de metal. Mais pour les spectateurs présents au Rock’n’Eat le 25 mars dernier, ce ne sera plus jamais le cas. Car ils ont assisté au concert de Tranzat. En conséquence, lorsqu’ils entendront dorénavant le terme « humour » dans le metal, leur esprit naviguera aussi bien à Nantes, terre d’Ultra Vomit, qu’à Brest, territoire de Tranzat.

Bien évidemment, réduire Tranzat à un groupe qui fait rire le public serait une faute professionnelle. Puisque même si ses membres provoquent rires et sourires (faire croire que le guitariste débute la guitare, dire dix fois « Ah ! » en mode Denis Brognart, titiller des membres du public, etc.), le groupe envoie. Mais du genre vraiment.

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La force tranquille de Soen

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En ce 27 mars, direction l’Isère pour voir Soen. Ce dernier est en effet de passage à Grenoble avant de continuer son parcours français, quelques jours plus tard, avec un passage prévu à Paris pour une deuxième date hexagonale. L’événement est de taille car le groupe monte sur les planches pour la première fois à Grenoble. Au vu des sourires des musiciens en fin de set, il paraît incontestable que l’expérience leur a plu. Précédé des groupes Wheel et Ghost Iris, Soen monte sur scène aux alentours de 21 heures. Et lorsque les membres de la formation suédoise pénètrent sur leur terrain de jeu du soir, c’est avant tout leur élégance qui saute aux yeux.

Une élégance incarnée par le sourire de Joel Ekelöf, le chanteur du groupe. Un sourire franc et beau. Habillé d’une chemise noire à manches courtes, le frontman de Soen dégage une force tranquille et une énergie positive qui font plaisir à voir.

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Le podcast de notre première émission « Spéciale The Voice Of Hell 2019 » est en écoute

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Le podcast de notre première émission « Spéciale The Voice Of Hell 2019 » est en écoute sur le site de Radio Metal.

Présentation :

Plus Radio Metal avance, plus nous structurons notre antenne. Ce n’est pas forcément simple car, sur le plan économique, notre modèle global repose avant tout sur notre site internet. Du coup, j’ai des priorités à gérer et des décisions à prendre pour que les deux facettes de RM (antenne + site) avancent en même temps.

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Rappel (pour les néophytes) : l’agressivité musicale est une question de ressenti personnel

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On retrouve une influence jazz très présente sur cet album. Le jazz n’a pas la réputation d’être un style de musique très agressif. Est-ce que tu penses qu’il s’agit d’une idée fausse, que le jazz peut en fait être très agressif avec des dissonances par exemple ?

David Davidson (Revocation) : Je pense que ça dépend à qui tu parles. Les gens qui ne sont pas familier avec le jazz ont tendance à penser à de la musique d’ascenseur, mais pour moi, le jazz a toujours été une musique plutôt agressive, un peu comme de la musique de contestation. C’était très lié au mouvement des droits civils, ils repoussaient les limites du tempo, de la vitesse, et la technique, bien avant que le metal ne soit un style de musique. Et puis dans les harmonies et les mélodies, si tu penses à des artistes comme John Coltrane, ils avaient un style bee-bop, ou un style hard-bop, et ensuite il s’est lancé dans le free jazz. Si tu écoutes son album Live In Japan, tu ne peux pas faire beaucoup plus abrasif que ça. Il laisse sortir les démons de son saxophone sur cet album, et tu peux l’entendre, c’est assez effrayant à écouter !

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Metalliquoi? : pour tout le monde

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La chaîne YouTube Metalliquoi ?, dont la mission est de faire découvrir le metal, vient de fêter ses cinq ans d’activité. Destinée à la base aux non-initiés, la chaîne est aujourd’hui suivie par près de 100 000 abonnés, ce qui en fait la chaîne YouTube metal la plus importante en France. Un succès réel et impressionnant sur bien des aspects lorsque l’on connaît le temps normalement nécessaire pour parvenir à fédérer sa propre communauté sur le web. A ce titre, même si son référencement sur YouTube permet encore aujourd’hui à la chaîne de poursuivre son objectif initial (à savoir toucher le public hors metal), lorsque l’on s’intéresse au public de Metalliquoi ?, on note qu’il est très majoritairement composé d’amateurs de metal.

Des fans souvent jeunes qui par le biais de YouTube, un outil devenu avec le temps un support incontournable sur le format vidéo, sont amenés à découvrir grâce à Metalliquoi ? des artistes renommés ou en devenir : la chaîne proposant également des focus sur des artistes émergents. Son géniteur, Hubert, souhaitait faire la fiesta sur Paris pour célébrer cet anniversaire et rencontrer son public. Avec trois acolytes, le YouTubeur a donc monté un tribute band à Megadeth, groupe dont Hubert est amoureux. Leur premier concert avait été organisé il y a quelques mois au Rock’n’Eat, un bar devenu une institution pour les amateurs de metal à Lyon. Et ce dimanche 13 janvier, c’est le Gibus qui accueillait le quatuor.

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