Le Hellfest Corner dans ses moindres recoins

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Ancien patron de Jive Epic (Sony), et professionnel de la musique depuis 1994, Laurent Rossi gère aujourd’hui le Hellfest Corner, le nouveau bar du Hellfest Open Air à Paris, en partenariat avec Matthieu Drouot (Gérard Drouot Productions). Ce mardi 19 novembre, nous avons refait le monde avec lui dans les locaux d’un bar encore en chantier. Mais les cinq permanents du Hellfest Corner le savent mieux que quiconque, eux qui travaillent comme des fous depuis de longues semaines, le plus dur est désormais derrière eux puisqu’il reste seulement quelques détails à apporter pour que le public soit accueilli dans des conditions optimales. Prévu le mercredi 27 novembre, le lancement du Hellfest Corner – qui est situé au 37 rue Quincampoix (75004 Paris), au même endroit où sévissait le Dr.Feelgood Les Halles – se déroulera en fait officieusement quelques jours avant, le public ayant pu réserver sa présence aux soirées qui se tiendront à partir de ce vendredi 22 novembre.

Au cours de cette heure d’entretien, Laurent revient sur la manière dont l’idée du bar a émergé. Il évoque aussi la pression que subit le Hellfest Corner dans un contexte aujourd’hui délicat pour tous les lieux de vie proposant de l’alcool. Notre interlocuteur détaille également ce qui va faire la spécificité du Hellfest Corner qui est divisé en deux parties, le bar à l’étage et la partie shop où de nombreux produits exclusifs seront proposés.

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Machine Head tient la cadence

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Commencer un concert à 19H30 et le terminer autour de 23H est donc possible lorsque l’on joue du thrash metal. La dernière partie de la phrase est importante parce que tenir la cadence quand on pratique ce style de metal nécessite, au-delà de la concentration propre à tous les artistes qui se produisent en live, des qualités physiques importantes. Il faut envoyer sur le plan musical et il faut également en imposer sur le volet scénique. Machine Head a beau être Machine Head – d’ailleurs, est-ce toujours autant le cas après les départs successifs d’Adam Duce en 2013 et plus récemment de Phil Demmel (guitare) et Dave McClain (batterie) ? –, parvenir à tenir en haleine une audience pendant près de 3H30 est un sacré challenge. Un vrai défi que le groupe de Robb Flynn (chant/guitare) relève magistralement.

Néanmoins, il n’échappe pas à l’écueil d’une prestation aussi longue, un écueil auquel aucun artiste ne pourrait de toute façon échapper, qui réside dans certaines longueurs présentes au cours du set.

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L’Intégrale Alcest By RM : 2 ans de travail pour 200 pages

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Comme annoncé sur Radio Metal ce jour, nous allons sortir un deuxième ouvrage, intitulé ‘L’Intégrale ALCEST By Radio Metal’, le 25 janvier 2020. 100% consacré au groupe français ALCEST, la sortie de ce livre contenant près de 200 pages intervient deux ans et demi après celle de notre premier ouvrage (mook) dédié à GHOST.

Fruit de 2 ans de travail, ‘L’Intégrale ALCEST By Radio Metal’ propose un recueil d’interviews, de tribunes ainsi que beaucoup d’autre contenu exclusif comprenant une grande quantité d’anecdotes inconnues des fans d’ALCEST. Ce livre met également en avant six illustrations inédites de Fortifem.

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Fortifem donne des ailes

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Voir le travail récompensé fait toujours plaisir. Surtout lorsque l’on devine les heures et les heures d’investissement acharné nécessaires au développement de tous les projets d’envergure. Ainsi, quand le duo d’illustrateurs Fortifem (que vous connaissez peut-être pour leurs nombreux travaux avec Carpenter Brut, Alcest, Behemoth, Rammstein…) est monté sur la scène du Trianon, le mercredi 25 septembre dernier, à la fin du set commun Alcest/Perturbator, il méritait largement le tonnerre d’applaudissements délivré par le public parisien. Car Jess et Adrien ont réussi un pari fou : celui de remplir cette splendide salle avec un concept 100% inédit, intitulé Major Arcana, qui valait incontestablement le déplacement.

Ce sont en tout six artistes de metal qui étaient réunis pour proposer, dans le cadre de duos, trois sets différents. Le premier acte, intitulé La Mort, mettait en avant les artistes Nostromo et Dehn Sora avant l’arrivée du deuxième acte, Le Diable, où les groupes Hangman’s Chair et Regarde Les Hommes Tomber ont proposé un rendu éminemment lourd et intense. La soirée se terminait avec le dernier chapitre, nommé La Roue De La Fortune, où Perturbator jouait avec les membres d’Alcest.

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La dévotion pour Tool n’a pas de frontières

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Un dilemme important se pose fréquemment lorsque l’on voit Tool en live : en tant que spectateur, doit-on avant tout ressentir ou voir ? Car si les riffs parlent aux cervicales et les montées en régime des Américains à l’âme, l’œil – si important dans l’univers du groupe – est en live constamment sollicité par les images défilant sur les écrans géants qui entourent la formation américaine. Le tout a tendance à rendre le fan schizophrène, car voir Tool en live, c’est apprendre à headbanguer tout en gardant les yeux ouverts… même si l’on sait qu’en fermant les yeux on peut parfois ressentir les choses encore plus intensément ! Le but étant de rester à l’affût pour ne rien manquer, même s’il s’agit d’un vœu pieux tant il se passe de choses sur scène.

Nous avons suivi le groupe sur sa récente tournée européenne lors de quatre dates : Prague, Vienne, son passage au Hellfest Open Air et le concert de Zurich. Nous devions également couvrir le dernier concert de la tournée à Lisbonne mais Easyjet en a décidé autrement. Notre avion, et donc notre voyage, ayant été annulé.

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Disturbed s’adresse aux consciences avec bienveillance

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Partage. C’est sans doute l’un des mots qui prédominent lorsque l’on pense aux concerts de Skindred et Disturbed. Même si l’on pourrait également rajouter entre autres « énergie », « joie », « interactions » dans le panier des idées clés. Ces termes, les fidèles lecteurs de live reports en tous genres ont pour habitude de les retrouver concernant bien des artistes différents… Mais c’est justement quand ce dynamisme scénique des artistes est partagé avec une personnalité unique et affirmée qu’il devient, in fine, intéressant à décortiquer.

Les Gallois de Skindred déploient ainsi une énergie incroyable sur scène. Le groupe étant particulièrement important en Angleterre – on se souvient notamment de prestations d’anthologie au Download anglais devant une foule très nombreuse et conquise –, il est toujours étonnant de constater que son développement en France reste poussif, comme si la mayonnaise avait du mal à prendre. Le fait d’avoir joué dans la petite Maroquinerie en février, puis d’y revenir refaire un show le 18 décembre prochain, étant un choix surprenant.

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Rammstein attaque la Défense

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S’il se baladait sous la chaleur parisienne les 28 et 29 juin derniers, le dieu du feu Héphaïstos, malgré sa vie au-delà des frontières du palpable, ne devait pas bouder son plaisir. Il était en effet prévu qu’un volcan nommé Paris La Défense Arena rentre en éruption, pour deux sessions consécutives, grâce à six artificiers germaniques. Des maîtres du feu qui sont devenus de véritables idoles dans le royaume des adeptes de la métallurgie, et même au-delà de ses frontières. Un véritable exploit XXL, forgé en seulement 25 ans d’activité, et inédit pour un groupe de metal moderne.

Alors, quand ce monstre appelé Rammstein continue de repousser les limites du genre en devenant le premier groupe de metal à attaquer frontalement la Défense, la température de cette citadelle prend forcément quelques degrés supplémentaires et les 80 000 personnes présentes à ces deux concerts complets (40 000 par soir) s’attendent forcément à (rece)voir une bonne petite claque.

Et pas que sur les fesses…